Faculté des Sciences et Techniques | Università di Corsica
Orientation et Insertion Professionnelle  |
Florent ROSSI : Ingénieur

1/ Pouvez-vous nous en dire plus sur votre métier et sur l'entreprise ?
Je serais dans quelques mois ingénieur spécialisé en modélisation mathématique et mécanique de l'école MATMECA de Bordeaux. Plus particulièrment, mes compétences portent sur le calcul de structures et leur optimisation par éléments finis.
Ma première expérience s'est déroulé à Fukuoka (JAPON) dans le centre de recherche HYDROGENIUS qui développe des solutions de stockage pour les applications industrielles liées à l'hydrogène. Mon travail a consisté à effectuer des calculs pour valider l'étanchéité et la tenue en pression des réservoirs d'hydrogène destinés à l'automobile.
Aujourd'hui, je suis en stage de fin d'études au sein du département Groupe Motopropulseur de Renault Sport Technologie. C'est une entité autonome du groupe Renault qui employe environ 200 personnes sur le site des Ulis (Essonne 91) chargées du développement des véhicules sportifs de la gamme Renault. Pour cela, le groupe Renault a mis en place une politique de développement des composants appelée "Carry Over" qui consiste à faire de l'adaptation à partir des pièces de série. Même si la réduction de coût réalisée est alors importante, cette démarche limite les possibilités de développement et les rend plus complexe.
C'est dans ce contexte que j'ai intégré le service qui a en charge le développement de la boîte de vitesses, la commande de vitesses et l'embrayage. La mission qui m'est proposée consiste à simuler le ressenti d'un client Renault Sport lorsque celui-ci effectue un passage de vitesse. L'objectif final étant de mettre en évidence l'influence des différents éléments de la commande externe de boîte de vitesses. C'est aussi un moyen d'effectuer une prédiction du comportement de la commande pour réduire le nombre d'essais et donc faire diminuer les coûts.

2/ Quel est votre salaire annuel ?
Le salaire annuel d'un ingénieur calculé à l'embauche est d'environ 34 000 euros brut par an. A cela viennent éventuellement s'ajouter diverses primes et avantages en fonction de l'entreprise et du secteur.

3/ Quel a été votre parcours universitaire ?
Après le bac, obtenu au lycée Giocante de Casabianca (Bastia), je me suis inscrit en première année de DEUG MIAS. Suite à la réforme LMD, la deuxième année de formation est devenue L2 Mathématiques - Physique, puis j'ai finalement opté pour une dernière année de Licence de Mathématiques. A la fin de cette formation j'ai candidaté à l'école MATMECA et mon dossier a été retenu.

4/ Et si c'était à refaire ?
Je referais exactement le même parcours. Ce parcours m'a véritablement fait découvrir les mathématiques appliquées et m'a apporté une certaine motivation pour la suite. C'est avec regret que j'ai quitté la Faculté des Sciences et Techniques de l'Université de Corse mais cela était nécessaire pour la poursuite de mon projet professionnel. La formation qui m'a été dispensée à Corte a contribué en grande partie à la reussite de ma formation d'ingénieur. En effet, dès mon intégration je possédais des bases solides dans les trois domaines principaux (mathématiques appliquées, mécanique et programmation) contrairement aux élèves issus des classes prépa qui avaient (à cause de leur formation) des lacunes dans l'une des trois dominantes.
Si aujourd'hui j'avais un conseil pour les étudiants de Corte (et peut être pour les futurs bacheliers) ça serait de définir au plus tôt leur projet professionnel et la voie à suivre pour l'atteindre. Nous avons la chance d'avoir à disposition une Université " à taille humaine" qui dispense un enseignement de qualité (qui n'a rien à envier à d'autres universités plus "cotées" ou aux classes prépa). Dans certains cas l'expatriation est nécessaire mais de nombreux projets professionnels peuvent se réaliser grâce à l'Université de Corse.

> Infos/tendances sur le secteur d'activité :
Le secteur automobile traverse actuellement une crise sans précédent et en sortira certainement très modifié. A l'heure actuelle, la tendance n'est pas à l'optimisme
mais dans ce secteur cyclique tout peut très vite changé. Il serait d'autant plus intéressant pour de jeunes étudiants de s'orienter dès à présent vers une formation dans ce domaine pour profiter,dans quelques années, d'un grand besoin d'ingenieurs qualifiés qui se fera sentir pour aborder la "sortie de crise".

Page mise à jour le 14/03/2017 par MARIE-HELENE PANCRAZI